Mission ATV-5

Mission ATV-5
Georges Lemaitre, équation résolue

Notre association a participé, depuis le palais de l’Univers et des Sciences, à la retransmission de l’arrimage du vaisseau-cargo européen (ATV-5) sur la station spatiale internationale (ISS).

ATV 5 A2RS

Cet appui logistique, qui eut lieu le mardi 12 août 2014, consistait à placer un ensemble parabolique, stabilisé sur une fréquence précise, afin de relayer, sur les écrans du PLUS, les images de cet ancrage. Plus de 100 personnes ont assisté, en direct, à cette retransmission et à la conférence technique qui a suivi.

ATV 5 image1Après le succès des missions Jules Verne en 2008, Johannes-Kepler en 2011, Edoardo-Amaldi en 2012 et Albert Einstein en 2013 (Cf. : journal communal n°499 – le radio-Ref n°868 et le CQ59 n°379), le cinquième et dernier vaisseau européen de ravitaillement, de la station spatiale internationale, a rejoint l’espace. Ce cargo a été mis en orbite le 30 juillet dernier, par une fusée Ariane 5, depuis la Guyane. Baptiser Georges Lemaitre, du nom de ce prêtre-mathématicien, astronome et cosmologiste de l’université catholique de Louvin en Belgique qui a défini, dès 1927, les séries de solutions aux équations sur la relativité d’Einstein (découverte en 1915) : cette méthode a d’ailleurs reçu, par la suite, le non de théorie du « Big Bang ».

Piloter par le Centre National d’Études Spatiales de Toulouse, sous la supervision de l'agence spatiale européenne, et en interface avec les centres de contrôles d’Houston et de Moscou, la principale mission des véhicules de transferts automatiques consistait à ravitailler la Station Spatiale Internationale en apport divers : matériels, vêtements, vivres, carburant et oxygène. La masse totale de ce dernier fret est de 20,3 tonnes. Ce module supplémentaire contribue également au maintien de l’efficacité opérationnelle de la station spatiale. L’ATV-5 n’a pas pour vocation de lancer des hommes dans l’espace ; mais ils peuvent circuler librement, et sans combinaison spatiale, à l’intérieur.

 

ATV 5 image2Après quelques jours en orbite, le transporteur spatial arrive en vue de la Station. L’approche initiale lance le début du compte à rebours. La procédure d’arrimage, qui est automatique, s’effectue en douceur à une vitesse de 5 à 10 centimètres par seconde ; grâce à un système de guidages par laser. Alors que les deux vaisseaux sont approximativement à 400 km d’altitude, et qu’ils filent à une vitesse orbitale d’environ 28 000 km par heure. Cette pièce supplémentaire restera fixée six mois. Ensuite, l’équipage refermera l’écoutille et l’éjection se fera automatiquement, puis le processus de désorbitations entrainera sa destruction – sans danger - au-dessus du pacifique sud : cette phase étant guidée et contrôlée par le CNES.

Cet ultime accostage conclu donc la fin de contrat unissant le CNES et l’ESA. Cependant, ces véhicules de transferts auront une seconde vie, après avoir assuré leur rôle de ravitailleur de l’espace, auprès de l’ISS. L’ESA étudie actuellement, et pour l’horizon 2020, une version dérivée de l’ATV qui assistera le vaisseau spatial Orion de la NASA. Il permettra, entre autre, aux équipages de s’aventurer plus loin dans l’espace…

Nous tenons à remercier M. Jérôme Cérotti, le directeur et organisateur de cette conférence, mais aussi nos animateurs Jean (F1ESA), Claude (F6GSD), Christian (F4GIK), Alexandre (F4HDR) et Fabrice (F4BMK), pour leur contribution à ces journées, ainsi que les collaborateurs du P.L.U.S pour leur aimable accueil. Si vous souhaitez en savoir davantage sur nos activités, vous pouvez venir nous rendre visite, le mercredi et le samedi après-midi, au siège de l’association situé dans l’ancienne école Delvallez (citée des cheminots).

Cet article a été édité dans

Le journal communal n°558 page n°04 de la ville de Cappelle-la-Grande.

Et sous des formes différentes dans les revues ou bulletins associatifs suivants :

Revue Radio-REF n°xxx, du réseau des émetteurs français:
Bulletin de l'ARAN59, le CQ59 n°xxx, de l'association départementale des radioamateurs du Nord: